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Actualité de la communication

Happy, tube des municipales… c’en est trop pour les créateurs français du clip qui demandent leur retrait

En composant “Happy“, Pharell Williams voulaient faire danser la planète, il ne s’attendait sûrement pas à faire chanter les candidats aux élections municipales françaises.

On ne compte plus les reprises du clip du chanteur américain par les candidats de tous bords: Perpignan, Argenteuil, Caen, Fougères (cliquez sur les noms des villes pour voir leur clip), ou encore Courcouronnes (Essonne), Saint-Maur-dès-Fossés (Val-de-Marne) ou Schiltigheim (Bas-Rhin).
La palme revient à la ville de Valence (Drôme), où les 2 principaux candidats, le maire sortant ps et son rival ump, ont chacun réalisé leur vidéo Happy.
Une prolifération de “happy” qui apporte, certes, un peu de bonne humeur à la campagne, mais qui gomme l’originalité de l’action et surtout, qui commence à énerver les créateurs français du clip original Happy de Pharell Williams.

Les créateurs français du clip original exigent le retrait des parodies des candidats

Le collectif de réalisateurs We Are from LA demande le retrait des plates-formes vidéo, comme Dailymotion ou Youtube, de tous les clips de campagne aux municipales inspirés du tube du chanteur américain.
Comme l’explique leur avocat, Me Robert Dupaquier, au  Figaro, l‘article 111-1 du code de propriété intellectuelle interdit en effet «l’adaptation ou la transformation» d’une oeuvre. «On ne peut pas utiliser le clip de Pharrell Williams à des fins de propagande» politique, assure  Me Robert Dupaquier. Selon lui, la loi interdit également l’utilisation de la marque commerciale We are from LA telle que l’ont pratiquée les candidats en nommant leurs clips «We are from [nom de la municipalité]».

Depuis le début de la semaine, l’avocat n’a de cesse d’appeler les candidats «fautifs».La plupart d’entre eux ont coopéré de bonne grâce, d’autres clips sont toujours visibles en ligne. «S’ils ne sont pas rapidement retirés, nous n’aurons pas d’autre choix que de porter l’affaire en justice», prévient l’avocat.
Cela ne ferait pas alors une “Happy” end!